La collection - Terres cuites - Autres cultures

Cette collection est au cœur de la Galerie  — Plus de 200 terres cuites archéologiques acquises au Niger entre 1992 et 1998, représentant les grandes civilisations du bassin du lac Tchad et de la vallée du Niger. Façonnées entre le Ve siècle avant notre ère et le XVe siècle, ces œuvres comptent parmi les plus anciens témoignages plastiques connus du continent africain.

Les notices qui suivent introduisent les principales traditions plastiques représentées dans la collection : Bura-Asinda Sikka, Koma-Bulsa, Nok, Sokoto, Katsina, Djenné et Bankoni. Chacune restitue le contexte historique, la fonction rituelle, le langage formel et les caractéristiques techniques propres à l'aire culturelle concernée, afin d'éclairer la lecture des pièces présentées sur le site galerie-art-africa.com.

Nos terres cuites Koma-Bulsa (Komaland)

Hautes terres du nord-Ghana — VIᵉ – XVIIIᵉ siècle

Découvertes en 1985 par l'archéologue James Anquandah sur les hauts plateaux du district de Builsa, au nord du Ghana actuel, les terres cuites dites Koma-Bulsa — ou plus largement « Komaland » — sont l'œuvre d'une population aujourd'hui disparue dont la mémoire ne subsiste que dans les traditions orales des Bulsa et Koma contemporains. Enfouies par dizaines dans des tumuli funéraires aux côtés d'ossements humains, d'objets métalliques et de poteries, ces figurines participaient d'un rituel collectif de protection des défunts et de communication avec les esprits ancestraux, conformément à un système religieux complexe encore mal documenté.

Un répertoire figuratif d'une rare diversité

Le corpus Koma-Bulsa se distingue par la variété de ses sujets : têtes isolées dites « kronkronbua » (petits enfants de pierre, selon la tradition orale recueillie par Anquandah), bustes janiformes, cavaliers, personnages agenouillés, couples enlacés, animaux mythiques. Le modelé y est vigoureux, presque expressionniste : front bombé, yeux globuleux ou en amande saillante, bouche entrouverte laissant parfois apparaître les dents, scarifications profondes en relief, coiffures élaborées en crêtes ou en chignons. Beaucoup de pièces portent au sommet du crâne un orifice circulaire, probablement destiné à recevoir des libations rituelles.

Une redécouverte récente et un statut désormais reconnu

Longtemps confondues avec les productions Nok ou Bura, les terres cuites Koma-Bulsa ont acquis depuis les années 1990 un statut autonome dans l'histoire de l'art africain, attesté par leur présence au British Museum, au musée du quai Branly et dans plusieurs collections universitaires nord-américaines. Leur expressivité contenue et leur diversité iconographique en font l'un des corpus archéologiques les plus singuliers de l'Afrique de l'Ouest médiévale.

Culture Komaland - TC504 - Certificat

  • Statue anthropomorphe KOMA

Statuette en terre cuite representant un personnage anthropomorphe debout, en pied, jambes massives cylindriques posees sur un piedouche integre. Tête dressee vers le ciel, bouche grande ouverte (figure dite "smoker" ou orante en libation), narines tubulaires percees.

Coiffe sommitale janiforme : une pointe centrale conique flanquee de deux excroissances laterales en cornes ou oreilles pointues. Torse globulaire orne de scarifications verticales incisees (poitrine et dos). Bras courts ecartes du corps, mains absentes. Ceinture appliquee en bourrelet d'argile a stries verticales fines (motif de pagne). Nombril saillant en pastille rapportee. Modelage entierement a la main, surface granuleuse, engobe ocre rouge a brun, traces de feu et concretions sedimentaires sur le dos

 Dimensions : H. 34 cm · L. 16 cm · P. 13 cm · Poids xx kg

Nos terres cuites Nok

Plateau de Jos, Nigeria central — 1000 av. J.-C. – 500 apr. J.-C.

Découverte en 1928 dans les alluvions stannifères du village de Nok, sur le plateau de Jos (Nigeria), puis identifiée comme une civilisation à part entière par l'archéologue Bernard Fagg dans les années 1940, la culture Nok constitue le plus ancien foyer de sculpture figurative connu en Afrique subsaharienne. Étalée sur plus de 1 500 ans, elle développa une économie agropastorale, maîtrisa très tôt la réduction du fer — l'une des premières d'Afrique — et produisit un corpus considérable de terres cuites monumentales aujourd'hui dispersées entre le Nigeria, le musée du quai Branly, le Metropolitan Museum et le Minneapolis Institute of Art.

Un canon plastique fondateur

Les sculptures Nok — têtes isolées, bustes, personnages assis ou agenouillés, parfois grandeur nature — se reconnaissent à un répertoire formel d'une grande puissance : tête sphérique, conique ou cylindrique, yeux triangulaires ou en quartier d'orange aux paupières percées, sourcils en arc continu, narines et oreilles perforées (probable régulation de la cuisson), bouche charnue légèrement entrouverte. La coiffure, toujours élaborée — chignons multiples, crêtes, tresses en relief — et la profusion des parures (colliers, bracelets, scarifications) signalent un statut social élevé. Le canon proportionnel, où la tête représente près du quart de la figure, fixe une convention que reprendront, près de deux millénaires plus tard, les arts Ifè, Yoruba et Bénin.

Un jalon majeur du patrimoine mondial

Inscrite depuis 1979 sur la liste des biens culturels protégés du Nigeria et soumise depuis 1993 à un régime d'exportation strict, la culture Nok est aujourd'hui considérée comme un jalon majeur du patrimoine mondial. Toute pièce circulant aujourd'hui doit être attestée par une provenance documentée antérieure aux conventions de protection en vigueur.

Culture  Nok au sens large — sphère Sokoto / Katsina - TC441 - Certificat

  • Tête anthropomorphe 

Tête anthropomorphe en terre cuite (H 22 cm), volume allongé légèrement incliné, surmontée d'une coiffe haute en cimier strié à registres ondulés horizontaux, répertoire iconographique caractéristique du complexe Nok au sens large, particulièrement de la sphère Sokoto / Katsina (Nigeria septentrional). Le visage présente les marqueurs canoniques Nok : yeux traversés d'orifices circulaires (signature absolue), narines perforées, conduit auditif percé, bouche en léger relief.

Pâte grossière à inclusions claires bien visibles (quartz, feldspath, concrétions ferrugineuses) typique des argiles du plateau de Jos et de ses marges septentrionales. Tête semi-creuse, évidement partiel pratiqué pour éviter l'éclatement à la cuisson, technique documentée sur les grandes terres cuites Nok. Patine de surface orangée mate, sans concrétions terreuses brunes.

Dimensions : H. 22 cm · L. 10 cm · P. 10 cm · Poids : 1,86 kg

Nos terres cuites Sokoto

Nord-ouest du Nigeria — 500 av. J.-C. – 200 apr. J.-C.

Identifiée au début des années 1990 dans la région de Sokoto, au nord-ouest du Nigeria, la culture Sokoto est contemporaine des phases tardives de Nok dont elle constitue probablement une expression régionale. Les pièces, presque exclusivement des têtes humaines et quelques bustes, proviennent de contextes funéraires bouleversés par des fouilles clandestines, ce qui limite considérablement notre connaissance des pratiques rituelles associées.

Un style sobre et architecturé

Les têtes Sokoto se distinguent par une grande sobriété : crâne ovoïde ou en pain de sucre, front haut et bombé, yeux en amande aux paupières incisées, sourcils en arc fortement marqué, barbe en bandeau saillant, oreilles réduites à des volutes. Contrairement à Nok, les perforations oculaires sont moins systématiques et le modelé reste plus retenu, presque hiératique. La cuisson, basse, donne une terre rosée à beige clair, souvent recouverte d'un engobe rouge sombre.

Culture Sokoto  - TC57

  • Groupe polyfigural — personnage à coiffe monumentale

Composition polyfigurale d'une grande complexité narrative. Le personnage central, finement modelé, porte un visage aux traits naturalistes remarquables, paupières mi-closes, lèvres légèrement entrouvertes, cou orné d'un pendentif en cauri. Il est flanqué de figures secondaires accroupies de part et d'autre, bras repliés, dans une posture de déférence ou d'accompagnement rituel. La coiffe monumentale qui surmonte l'ensemble est composée de deux niveaux : une couronne hémisphérique couverte de nodules en pastillage, surmontée d'un globe terminal, signe probable d'autorité ou de statut royal. L'ensemble évoque une scène de cour ou une figuration d'ancêtre fondateur entouré de ses proches.

Dimensions : H. 57 cm · L. 35 cm · P. 35 cm · Poids : 21,2 kg

Nos terres cuites de Djenné

Repères historiques

La statuaire de Djenné, ou plus largement du Delta intérieur du Niger (Mali), est associée à la brillante civilisation urbaine de Djenné-Djenno, active du IIIᵉ siècle avant notre ère au XVIᵉ siècle. Les fouilles de Susan et Roderick McIntosh (1977, 1981) ont révélé une agglomération pré-islamique majeure et un corpus statuaire d'une exceptionnelle richesse.

Langage plastique

Les figures de Djenné se distinguent par leur monumentalité contenue, leurs postures agenouillées ou accroupies, leurs bras enlacés ou levés, leurs visages allongés aux yeux globuleux, à la bouche fine, souvent ornés de scarifications en pastilles et de coiffures complexes. Les traits témoignent d'une sensibilité expressive rare dans l'art africain ancien.

Place dans l'histoire de l'art

Chef-d'œuvre de l'art sahélien médiéval, la statuaire de Djenné figure aujourd'hui dans les plus grands musées (Louvre, quai Branly, Metropolitan, National Museum of African Art). Elle documente une civilisation savante, longtemps méconnue, désormais reconnue comme l'un des sommets de l'art africain.

 

 

Culture Djenné - TC51

  • Figure équestre - Cavalier

Il s'agit d'une sculpture anthropomorphe, représentant une figure équestre ou une personne assise sur un cheval. Cet œuvre provient de la région du delta intérieur du Niger et reflètent la riche histoire archéologique de la région de Djenné-Djenno. Les détails de la sculpture, comme la parure réduite et la posture, sont caractéristiques de cet art ancien de l'Afrique de l'Ouest.

Dimensions :H. 50 cm · L. 26 cm · P. 14 cm · 7.8 kg 

Nos terres cuites Fakola

Repères historiques

Le site de Fakola, situé dans le cercle de Kolondiéba (région de Sikasso, sud du Mali, à la frontière ivoirienne), a livré depuis les années 1990 un ensemble remarquable de terres cuites anthropomorphes provenant d'anciens sites d'habitat et de nécropoles de la boucle du Bagoé. Les datations proposées par les études typologiques et les rares analyses de thermoluminescence situent l'essentiel de la production entre le XIVᵉ et le XVIIIᵉ siècle, en pleine période d'expansion des royaumes sénoufo et mandé du sud-mandingue. Ces objets, longtemps confondus avec les productions de Djenné ou de Bankoni, forment aujourd'hui un corpus distinct rattaché à la sphère culturelle sénoufo-minianka.

Langage plastique

Les statuettes de Fakola se reconnaissent à une facture puissante et frontale : corps trapus, jambes courtes légèrement fléchies, bras collés au buste ou ramenés sur le ventre en geste de recueillement. Les visages, ovoïdes ou losangés, présentent un nez droit et large, des yeux globuleux ou en amande incisée, une bouche épaisse et souvent entrouverte. Les scarifications — tempes striées, joues rayonnantes, cordelettes autour du cou — renvoient aux marqueurs identitaires sénoufo. Certaines pièces portent des restes d'engobe rouge et de kaolin, indices d'un usage rituel prolongé.

Place dans l'histoire de l'art

Longtemps sous-représentée dans les collections publiques, la statuaire de Fakola bénéficie depuis les années 2000 d'une reconnaissance croissante à la faveur des travaux menés autour du Musée national du Mali (Bamako) et des expositions consacrées aux terres cuites de l'ouest africain. Elle constitue un chaînon essentiel entre les grandes traditions de Djenné-Bankoni et l'art sénoufo classique en bois, dont elle annonce les canons plastiques.

Culture Fakola - TC39 - Certificat

  • Chasseur assis bras en arc — anneaux spiralés

Chasseur assis en terre cuite, posture méditative, main droite serrant un objet rituel (calebasse ou amulette) près de l'épaule, main gauche posée sur lla cuisse. Le visage présente des traits puissants, yeux mi-clos, nez busqué, scarifications temporales, coiffe haute formant turban. Les avant-bras portent les rangs de bracelets annulaires typiques des productions plastiques de la région de Fakola (Sud-Mali, boucle du Niger). Engobe rouge orangé, traces de cuisson en fosse.

Dimensions : H. 45 cm · L. 24 cm · P. 25 cm · Poids : 7 kg

Cultures Cham et Mwana (Vallée de la Bénoué)

Repères historiques

Les populations Cham et Mwana, apparentées aux Longuda et aux Ga'anda, habitent la moyenne vallée de la Bénoué, dans l'est du Nigeria (États d'Adamawa et de Gombe). Leur tradition de poterie rituelle, documentée depuis le XVIIIᵉ siècle et encore active dans la première moitié du XXᵉ siècle, produit des vases anthropomorphes utilisés dans les cultes thérapeutiques et divinatoires.

Langage plastique

Les vases Cham-Mwana associent un corps ovoïde ou piriforme à une tête anthropomorphe fortement stylisée : yeux globuleux ou en pastille, nez allongé, bouche saillante, oreilles en anses. Le corps est souvent orné de scarifications en relief, de cordelettes appliquées, de mamelons symbolisant la fécondité. Ces objets étaient déposés sur les autels de guérison et recevaient des libations rituelles.

Place dans l'histoire de l'art

Longtemps rangés dans la catégorie générique des « poteries de la Bénoué », ces vases sont aujourd'hui identifiés comme un corpus distinct, présent au British Museum, au quai Branly et dans plusieurs collections privées majeures (Marc et Denyse Ginzberg, Bareiss).

Culture Cham / Mwana (itinate) ou Longuda (kwandalowa) - TC491

  • Statuaire anthropomorphe de guérison

Une poterie rituelle de guérison (Itinate) L'anatomie du corps confirme la fonction de contenant sacré :La posture des bras : On voit distinctement le bras droit modelé en relief, replié, avec la main posée sur le flanc ou le ventre, les doigts suggérés par des incisions. Les excroissances et perforations corporelles : Le tronc est flanqué de protubérances circulaires en relief (dont une brisée au centre). Ces pastilles représentent souvent des scarifications corporelles ou des symboles liés aux maladies que le vase était censé soigner. Les trous rituels sur les flancs servaient à laisser s'échapper les forces spirituelles ou à insérer des substances médicinales - État et authenticité: Une pièce fragmentaire : La base du pot est cassée sur le dessous (ce qui explique sa fixation sur un socle en bois biseauté pour tenir debout) et le sommet du crâne semble également présenter un manque au niveau de l'ouverture supérieure.

 Dimensions : H. 28 cm · L. xx cm · P. xx cm · Poids : xx kg

Voici une reproduction imagée d'une scène rituelle Bura-Asinda Sikka fidèle aux découvertes de B. Gado : urnes ovoïdes à décor de bandes verticales et cercles concentriques, têtes anthropomorphes surmontantes (scarifications frontales en fourche, chevelure en crêtes), tête-cheval et tête plate, entourées des villageois déposant offrandes de mil.

 

Une présentation de quelques pièces disponibles

Culture Cham / Mwana (itinate) ou Longuda (kwandalowa)- TC400

  • Vase rituel thérapeutique anthropomorphe

Figure anthropomorphe féminine modelée en terre cuite, dressée sur un fût cylindrique formant le réceptacle du vase. Tête puissante au visage concave, yeux, narines et bouche traités en perforations rectangulaires, un trait diagnostique des poteries rituelles de la vallée moyenne de la Bénoué (NE Nigeria). La coiffe crénelée à protubérances, les seins coniques saillants, le nombril en applique et le bras gauche en anse posé sur la hanche évoquent directement les medicine pots (vases de guérison) des forgerons-devins Cham et Mwana, voisins des Longuda. Surface engobée chamois, granuleuse, cuisson à basse température en meule ouverte. Pâte chargée de chamotte et de quartz visible en surface.

 Dimensions : H. 44 cm · L. 20 cm · P. 12 cm · Poids : 4,5 kg

Culture Koma-Bulsa (Komaland) — Nord Ghana, XIVe–XVIIe s.TC407 - Certificat

  • Ensemble de quatre tête réunies en cercle funéraire 

Groupe rituel — couple d'ancêtres — Culture Koma-Bulsa (Komaland), Nord Ghana, XIVe–XVIIe siècle Terre cuite modelée à la main, pâte chamottée à dégraissants de quartz, cuisson en meule ouverte à basse température (~700-800°C), engobe naturel érodé

Dimensions : H. 12 cm · L.11 cm · P. 7 cm · Poids : 0,70 kg

Culture Djenné - jeno - Delta intérieur du Niger, région de Djenné (Mali) - TC64 - Certificat

  • Femme agenouillée tenant un enfant

Statuette en terre cuite représentant un personnage agenouillé, mains posées sur les genoux, tenant contre la poitrine une petite figure (enfant ou animal totémique). Coiffure casquée en bourrelets striés se prolongeant en longue natte dorsale, oreilles en applique, yeux globuleux saillants typiques, lèvres épaisses, scarifications faciales et corporelles. Tous les marqueurs stylistiques de la grande sculpture du Delta intérieur du Niger (Mali), école dite de Djenné / Djenné-jeno, dont l'apogée se situe entre le XIIIe et le XVIe siècle.

Période : XIIIe–XVIe siècle apr. J.-C. | Matériaux : Terre cuite, argile alluviale ferrugineuse - Dimensions : H. 12 cm · L.11 cm · P. 7 cm · Poids : 0,70 kg

Culture Grasslands / Tikar · Cameroun  TC54

  • Figure anthropo-zoomorphe au crocodile — esprit gardien

Figure monumentale d'une rare complexité iconographique. Un corps humain debout porte une tête de crocodile projetée vers l'avant, entièrement couverte d'un décor en grille quadrillée finement incisée représentant les écailles. La gueule est fermée. Une grande anse en anneau surmonte le crâne. Le cou est cerclé d'épais bourrelets en cordons. Le torse, trapu et puissant, est recouvert sur toute sa surface d'incisions quadrillées, prolongées dans le dos. Les bras épais, ornés d'anneaux spiralés, ramènent les mains devant le corps. La base repose sur deux masses globulaires évoquant des genoux fléchis. Le crocodile, animal-totem des chefferies des Grasslands, incarne la puissance royale, la fertilité des eaux et la protection des ancêtres. Une pièce de prestige exceptionnelle, probablement associée à une chefferie de haut rang.

Culture : Prairies / Tikar, Cameroun occidental | Période : XIXe – début XXe siècle | Technique : Terre cuite modelée à la main, décor incisé quadrillé, cuisson feu ouvert
Dimensions : H. 65 cm · L. 25 cm · P. 33 cm · Poids : 19,8 kg

Culture - Koma-Bulsa (Ghana, XIVᵉ–XVIIᵉ s.) - TC390

  • Tête allongée en pain de sucre 

Tête allongée  avec coiffe/crête sommitale sculptée en cannelures parallèles (typique Koma, absent chez Bura). Yeux en fentes horizontales incisées sous arcades lourdes (Bura : yeux en amande fermés, jamais fendus). Bouche béante ovale aux lèvres épaisses éversées en relief prononcé (signature Koma-Bulsa). Nez triangulaire massif greffé, oreilles en disques latéraux saillants. Amorce de cou/buste cylindrique avec engobe rouge latéritique et concrétions d'enfouissement gris-noir. Argile granuleuse riche en dégraissant, patine de fouille caractéristique du plateau Voltaïque.

Dimensions : H. 21 cm · L. 9 cm · P. 7cm · Poids : 1,17 kg

Culture Komaland, nord du Ghana - TC381 

  • Statue anthropomorphe KOMA

La pièce présente toutes les caractéristiques diagnostiques de la statuaire Koma de Komaland (plateau du Haut-Ghana oriental, district de Builsa) : volume ovoïde compact, visage en bouclier légèrement concave, yeux en amande creusés en cuvette aux paupières saillantes, narines perforées en deux orifices nets, bouche réduite à une fente horizontale ourlée d'une lèvre épaisse. L'oreille en applique et la calotte crânienne plate complètent un canon largement documenté parles fouilles de Yikpabongo (Anquandah, 1987-1998) et par les collections du musée national d'Accra et du Smithsonian..

La présence de la pièce sur le marché de Niamey en 1996 s'explique par les circuits commerciaux transsahariens qui ont, dès les années 1980-1990, redistribué les terres cuites Koma depuis Bolgatanga vers Niamey, Ouagadougou et Lomé. Fonction présumée : effigie funéraire ou votive, placée en dépôt dans un tumulus ou un autel domestique.

Période : XIIIe – XVIIIe siècle | Matériaux - La pâte est sablonneuse, chargée de quartz et de micas, cuite à basse température en atmosphère oxydante (teinte ocre-brun rougeâtre). La patine présente un dépôt terreux ancien, des micro-érosions et une concrétion calcaire en revers (visible sur la cassure de base), compatibles avec un long enfouissement en milieu latéritique. Signature classique des têtes Koma exhumées des tumulus funéraires - Dimensions : H. 8 m · L. 6 cm · P. 4 cm Poids 0,215kg

Culture Ifé (Ilé-Ifè) - TC217

Culture Ifé - TC217

  • Tête anthropomorphe chamottée 

Tête de la statuaire classique d'Ilé-Ifè (XIIe–XVe s.), berceau spirituel yoruba : visage entièrement recouvert de fines stries parallèles verticales, traitement diagnostique des chefs-d'œuvre d'Ifé, surmonté d'un diadème lisse cintrant le front. Les paupières sont sculptées en amande, la bouche charnue légèrement entrouverte, et de petites perforations rituelles ponctuent la ligne du diadème, les tempes et la bordure du menton (fixation de parures de perles et de barbe postiche). L'oreille, modelée en volute, est finement ourlée. Les surfaces présentent une érosion archéologique cohérente : dépôts calcaires, patine grise mêlée d'ocre, micro-lacunes témoignant d'un enfouissement prolongé. Le sommet du crâne montre une ouverture circulaire, vestige possible d'un dispositif d'insertion de cheveux ou d'un usage funéraire secondaire.

Dimension: H. 18 cm · L. 10 cm · P. 9 cm · Poids : 1 kg

Culture Komaland (Koma-Bulsa) Nord Ghana - XIVe-XVIIe s. TC492 - Certificat

  • Groupe d'ancêtres jumelés

Sculpture en terre cuite représentant deux figures anthropomorphes jumelées, assises et coiffées d'un large diadème commun orné d'incisions géométriques. Visages en amande aux yeux clos, arêtes du nez saillantes, bouches soulignées de perforations. Les quatre mains aux doigts allongés se rejoignent sur le ventre. L'iconographie du couple ancestral, l'engobe rouge-orangé chargé de quartz, la cuisson en meule ouverte et les concrétions d'enfouissement sont caractéristiques du corpus Koma-Bulsa mis au jour dans le nord du Ghana à partir de 1985.

: H. 24 cm · L. 20 cm · P. 15 cm · Poids : 2,4 kg

Culture Duga / Style des Grassfields (Tikar-Bamileke) Région : Ouest-Cameroun (Région des Hauts Plateaux)  TC493

  • Grande Statue Anthropomorphe Gardienne 

Cette imposante effigie en terre cuite témoigne de la maîtrise technique des potiers-sculpteurs des Grassfields camerounais. D’une hauteur monumentale de 42 cm, elle se distingue par une dualité formelle saisissante entre la sérénité du visage et la complexité texturale du corps.

La face avant présente un visage aux traits puissants : yeux globuleux incisés, nez large perforé et bouche ouverte retenant un récipient ritualisé. Ce geste, récurrent dans l’art ancien de la région, évoque la fonction de gardien des ancêtres, assurant la prospérité et la nutrition spirituelle de la lignée. La coiffure, structurée en crête ornée de motifs géométriques incisés, signale un statut social élevé, peut-être celui d’un chef ou d’un dignitaire ancestral.

L’arrière de la sculpture (dos) offre une lecture tout autre : il est entièrement couvert d’une densité de nodules en relief, créant une texture granuleuse presque organique. Cette particularité stylistique, rare et recherchée, est associée aux productions anciennes de la culture Duga ou des groupes apparentés aux Tikar. Elle pourrait symboliser une protection magique, une référence à la peau du reptile (symbole de longévité et de régénération), ou simplement marquer la distinction entre le monde visible (le visage) et le monde invisible (le dos tourné aux vivants).

La patine ocre-brun, homogène et satinée, atteste d’une longue exposition à l’air libre ou d’une conservation en milieu domestique traditionnel, loin des enfouissements archéologiques. L’état de conservation est remarquable pour une pièce de cette taille, avec une intégrité structurelle totale malgré la fragilité inhérente à la terre cuite.

Période : XIXe – Début XXe siècle | Matériau : Terre cuite modelée, engobée et polie
Dimensions : H. 42 cm × L. 20 cm × P. 15 cm Poids : 4,31 kg

Culture Djenné / Mali - TC409

  • Jarre de forme ovoide a motifs géométriques

D'une grande sobriété formelle, ce vase  compte parmi les rares témoignages plastiques de l'Afrique sahélienne médiévale. Sa facture épurée annonce, plus de cinq siècles à l'avance, certaines recherches de la sculpture moderne, ce qui leur vaut une reconnaissance croissante dans les collections publiques (musée du quai Branly, Metropolitan Museum) et sur le marché international de l'art africain ancien.

    Période :  XIVe - XVe siècles | Technique : Cuisson en meule ouverte à basse température, patine d'enfouissement avec concrétions terreuses - Dimensions : H. 25 cm · L. 32 cm · P. 32 cm · Poids : 2.1 kg

    Culture Koma-Bulsa - TC403

    • Tête expressive Koma-Bulsa

    Tête anthropomorphe expressive avec buste (épaules et amorce du torse), issue des tumulus funéraires du plateau de Koma-Land (nord du Ghana). Marqueurs Koma-Bulsa : yeux globulaires saillants en pastilles rondes, bouche béante aux lèvres épaisses éversées, crâne ovoïde fissuré (fissures d'enfouissement), amorce des bras au niveau des épaules. Argile latéritique granuleuse à inclusions minérales, patine ocre-rouge portant les concrétions d'enfouissement prolongé sous tumulus (yikpabongo).

    Dimensions : H. 16 cm · L. 9 cm · P.  9 cm · Poids :  1,22 kg

    Culture Koma-Bulsa, Burkina Faso / Ghana septentrional - TC55

    • Figure anthropomorphe assise 

    Le personnage est ramassé sur lui-même, les genoux repliés, assis sur un socle rectangulaire plat orné d'incisions parallèles évoquant une natte ou un trône. La tête, massive et sphérique, présente un visage aux traits volontairement exagérés : arcade sourcilière très proéminente, yeux en amande profondément modelés, grand nez aplati, bouche épaisse entrouverte, grandes oreilles discoïdes de part et d'autre. Les bras épais sont ramenés devant le corps, les mains portées vers le visage. Le dos est recouvert d'un remarquable décor en arcs concentriques de nodules appliqués en pastillage — motif rare qui pourrait symboliser une carapace de tortue (longévité, ancêtres) ou une coiffure cérémonielle. Les flancs présentent des rangées de nodules supplémentaires. La terre cuite est d'un bel ocre orangé chaud, surface légèrement granuleuse.

    Cette figure appartient au corpus des terres cuites Koma-Bulsa, culture peu documentée du nord du Ghana et du Burkina Faso voisin (région de Pô / Sissili). Ces pièces, datées entre le Xe et le XVe siècle, étaient déposées sur des tertres funéraires en association avec des défunts de rang. La posture assise, le socle-trône et la richesse du décor dorsal désignent probablement un ancêtre fondateur ou un chef.

    Période : Xe–XVe siècle avr. J.-C.| Technique : Terre cuite modelée à la main, pastillage appliqué, cuisson feu ouvert
    Dimensions : H. 25 cm · L. 15 cm · P. 24 cm · Poids : 5,2 kg

    Culture Bankoni — style du Delta intérieur du Niger (Mali central, région Bamako–Ségou), XIe–XVe siècle- TC431 - Certificat

    • Ensemble de quatre tête réunies en cercle funéraire 

    Cet ensemble réunit quatre têtes votives en terre cuite Bankoni (Mali central, Delta intérieur du Niger, XIe–XVe siècle), acquises conjointement à Niamey en 1995. Leur cohérence morphologique — canon ovoïde allongé, menton pointu, traits minimalistes, petit cimier postérieur —, leur pâte micacée ferrugineuse commune chargée d'inclusions gréseuses, et leur regroupement à l'achat plaident en faveur d'une provenance unique : très probablement un même dépôt votif en cache tumulaire, configuration documentée par les fouilles de Fombori et Natamatao (Bedaux 1991, de Grunne 1980) et par les collections du Musée national du Mali (Bamako). L'ensemble articule deux paires (petit module, nos 1-2), une pièce intermédiaire (no 3) et une pièce maîtresse (no 4, H 21 cm) qui structure visuellement le groupe

    Dimensions  moyenne des pièces : H. 12 cm · L.11 cm · P. 7 cm · Poids : 0,70 kg

    Culture Bura-Asinda (vallée moyenne du fleuve Niger) - TC475 - Certificat

    • Statuette anthropomorphe Bura

    Statuette anthropomorphe en terre cuite ocre-rouge représentant un buste humain à tête ovoïde allongée. La calotte crânienne, lisse et bombée, surmonte un visage expressif aux yeux et à la bouche traités en perforations tubulaires profondes, caractéristique majeure de la statuaire Bura. Les oreilles, appliquées en relief, sont sommairement modelées. Le cou s'évase vers un torse cylindrique tronqué, présentant deux fissures de cuisson anciennes consolidées. La base creuse révèle un modelage manuel à parois épaisses. Surface portant des traces de combustion rituelle (zones grisées) et un dépôt sédimentaire ferrugineux attestant d'un long enfouissement.

    Période : IIIe–XIe siècle apr. J.-C. | Technique : Cuisson basse température, surface non lissée - Patine d'enfouissement, dépôts terreux résiduels 

    Dimensions : H. 19 cm · L. 9 cm · P. 5 cm · Poids : 0,55 kg

    Culture Cham / Mwana (itinate) ou Longuda (kwandalowa)- TC392

    • Vase rituel thérapeutique anthropomorphe

    Figure anthropomorphe féminine modelée en terre cuite, dressée sur un fût cylindrique formant le réceptacle du vase. Tête puissante au visage concave, yeux, narines et bouche traités en perforations rectangulaires — un trait diagnostique des poteries rituelles de la vallée moyenne de la Bénoué (NE Nigeria). La coiffe crénelée à protubérances, les seins coniques saillants, le nombril en applique et le bras gauche en anse posé sur la hanche évoquent directement les medicine pots (vases de guérison) des forgerons-devins Cham et Mwana, voisins des Longuda. Surface engobée chamois, granuleuse, cuisson à basse température en meule ouverte. Pâte chargée de chamotte et de quartz visible en surface.

    Période : Milieu XXe s. (c. 1940–1970) | Technique :Terre cuite, cuisson basse temp - Dimensions : H. 44 cm · L. 20 cm · P. 12 cm · Poids : 4,5 kg

    Culture Koma-Bulsa (Komaland, Nord du Ghana, XIVᵉ–XVIIᵉ s.) - TC473

    • Figure funèbre a bouche béante

    Tête anthropomorphe creuse, au visage saisissant, dominé parune bouche béante ovale profondément creusée — signature diagnostique absolue des figures Koma-Bulsa dites « criantes » (kronkronbua). L'arête nasale saillante ménage deux narines perforées en profondeur ; l'œil gauche est préservé en pastille appliquée par colombin, le droit érodé. La calotte crânienne bombée, sans coiffe apparente, se rattache à la base évasée du corps tubulaire creux, planté dans les tumuli funéraires de Yikpabongo.

    Dimensions : H. 9 cm · L. 8 cm · P. 7 cm · Poids : 0,44 kg

    Tete anthropomorphe - NOK - TC441

    Culture Nok - TC397 - Certificat

    • Tête anthropomorphe (fragment de statuette)

    Imposante tête anthropomorphe en terre cuite présentant tous les marqueurs canoniques de la statuaire Nok : visage allongé en amande, nez triangulaire aux narines percées, yeux en losange à pupilles forées soulignés d’arcades sourcilières en relief, lèvres charnues légèrement entrouvertes, montée frontale haute supportant une coiffure à crêtes parallèles incisées se prolongeant en chignon arrière. 

    Pâte très granuleuse, beige-ocre à cassure rougeâtre, abondants grains de quartz visibles à l’œil. Patine d’enfouissement homogène : encroûtements minéraux, micro-piqûres d’érosion, oxydations ferrugineuses dans les fissures, polis d’usage sur les arêtes hautes. Présence de fissures de cuisson caractéristiques d’une cuisson en meule à basse température, stabilisées par le temps. Aucun indice de retouche, de moulage moderne ni d’outils métalliques industriels.

    Période : Ve siècle av. J.-C. – Ve siècle apr. J.-C. |Technique : Modelage puissant, pince entre les doigts du potier, traces nettes de modèles organiques (dolichocéphalie, parure rituelle). - Dimensions : H. 35 cm · L. 25 cm · P. 15 cm · Poids : 4 kg

    Culture Koma-Bulsa (Komaland, Nord Ghana, XIVe-XVIIe s- TC394 

    • Figure polycéphale à cupule 

    Polycéphalie / figures multi-têtes — trait signature du corpus koma dit « janiforme » ou « à têtes multiples », interprété comme représentation d'un ancêtre-gardien à vision multidirectionnelle (protection tous azimuts du tumulus funéraire) Bouches béantes fendues  Crête en dents-de-scie / picots dorsaux, motif récurrent sur les figures koma « hérissées », lié à la fonction apotropaïque (repousser les forces maléfiques). Cupule/réceptacle intégré — petites figures koma-autels destinées à recevoir libations, huile de karité, sang sacrificiel ou pâte végétale lors des rites domestiques accompagnant le défunt. Argile rouge chamottée cohérente avec les terres latéritiques de Yikpabongo / Tando-Fagusa. Érosion granuleuse profonde typique des pièces exhumées des tumuli koma après 500-700 ans d'enfouissement. Format compact (13 cm, 0,4 kg) conforme aux figures secondaires disposées en périphérie de la sépulture principale.

    Dimensions : H. 13 cm × L. 9 cm × P. 6 cm / 0,4 kg 

    Culture : Sokoto (sphère Nok septentrionale) - TC115 - Certificat

    • Couple anthropomorphe 

    Sculpture en terre cuite ocre rouge figurant un couple debout aux corps fondus dans une même masse, surmonté d'une vaste coiffure en éventail commune aux deux personnages, incisée de motifs en chevrons. Visages aux yeux en amande creusés, arcades sourcilières en bourrelet continu, nez triangulaire, lèvres pleines, mains repliées sur le ventre — traits canoniques de la statuaire Sokoto. Surface granuleuse micacée, concrétions ferreuses d'enfouissement, base évasée. Composition de couple à coiffure partagée : variante rare et muséographiquement référencée du corpus Sokoto–Nok septentrional.

    Période : Ve s. av. – IIe s. apr. J.-C.| Technique : Terre cuite modelée à la main, scarifications en pastillage appliqué - Dimensions : H. 22 cm · L. 14 cm · P. 8 cm · Poids : 1,3 kg

    Culture : Influence Nok / Vallée de la Gongola (Katsina / Cham)- TC226 

    • Vase-autel bicéphale à offrandes/médical

    Une double cavité ou un col asymétrique : L'ouverture au sommet ne se résume pas à un simple trou cylindrique. Elle épouse la forme des deux têtes sous-jacentes. On distingue un pont central en terre cuite qui sépare ou structure le goulot, créant une forme de cœur ou de double lobe. La technique du modelage de la coiffe : On perçoit très nettement la différence de traitement entre la peau lisse des visages et la texture rugueuse en relief (pastillage/stries) de la coiffe. Cette dernière imite une coiffure tressée ou une couronne rituelle en chignon qui encadre l'orifice. L'épaisseur des parois internes : La lèvre supérieure de l'ouverture montre une épaisseur de paroi irrégulière, typique d'une pièce façonnée par étirement de la matière de l'intérieur vers l'extérieur. L'argile y est brute et non lissée, ce qui est une constante sur l'intérieur des vases d'autel.

    Période : IIIe–XIe siècle apr. J.-C | Matériaux : Terre cuite argileuse à fort dégraissant minéral (quartz et mica apparents)
    Dimensions : H. 20 cm · L. 15 cm · P. 14 cm · Poids : 2,4 kg

    Culture Koma - Komaland, nord du Ghana  - TC111 - Certificat

    • Statue anthropomorphe

    Statuette en terre cuite representant un personnage. anthropomorphe assis, en position accroupie, tete dressee vers le ciel, bouche grande ouverte (geste rituel d'invocation ou de libation). Coiffe haute pointue conique caracteristique. Une main portee a la bouche tient un objet (probable pipe ou coupe rituelle). Le torse est couvert de pastilles d'argile rapportees figurant un collier-pectoral elabore et des scarifications corporelles. Modelage entierement a la main, surface granuleuse, engobe ocre rouge a brun. Yeux et oreilles tubulaires perces.

    Période : 13e - 18e siecle | Matériaux :Depots calcaires et concretions sedimentaires sur l'ensemble de la surface confirmant un long enfouissement. Quelques eclats mineurs au piedouche (usure d'epoque) - Dimensions : H. 27 cm · L. 11 cm · P. 10 cm · Poids : 1,12 kg

    Tête - TC14

    Culture Koma-Bulsa (Ghana, plateau de Koma-Land) XIVe - XVIIe s.- TC377

    • Petite tête votive 

    Petite tête anthropomorphe votive en terre cuite, format miniature caractéristique des dépôts de tumulus du plateau de Koma-Land (nord du Ghana). Marqueurs stylistiques Koma-Bulsa nettement affirmés : yeux traversants en fentes creusées sous arcades épaisses, bouche béante ovale aux lèvres épaisses éversées, nez triangulaire greffé en arête vive, oreilles réduites à des ailerons latéraux saillants, coiffe/crête sommitale stylisée en écusson. Argile latéritique rouge granuleuse à cuisson irrégulière ; patine ocre-rouge et concrétions noires d'enfouissement prolongé. Amorce de buste évasée à la base.

    Dimensions : H. 9 cm · L. 5 cm · P. 5 cm · Poids : 0,15 kg

    Culture Koma - Komaland - Nord du Ghana, région du Haut-Ghana oriental ·- TC378

    • Tête anthropomorphe 

    La pièce présente toutes les caractéristiques diagnostiques de la statuaire Koma de Komalandn(plateau du Haut-Ghana oriental, district de Builsa) : volume ovoïde compact, visage en bouclier légèrement concave, yeux en amande creusés en cuvette aux paupières saillantes, narines perforées en deux orifices nets, bouche réduite à une fente horizontale ourlée d'une lèvre épaisse. L'oreille en applique et la calotte crânienne plate complètent un canon largement documenté par les fouilles de Yikpabongo (Anquandah, 1987-1998) et par les collections du musée national d'Accra et du Smithsonian.  La présence de la pièce sur le marché de Niamey en 1996 s'explique par les circuits commerciaux transsahariens qui ont, dès les années 1980-1990, redistribué les terres cuites Koma depuis Bolgatanga vers Niamey, Ouagadougou et Lomé. Fonction présumée : effigie funéraire ou votive, placée en dépôt dans un tumulus ou un autel domestique.

    Période : XIIIe – XVIIIe siècle - Technique : La pâte est sablonneuse, chargée de quartz et de micas, cuite à basse température en atmosphère oxydante (teinte ocre-brun rougeâtre). La patine présente un dépôt terreux ancien, des micro-érosions et une concrétion calcaire en revers (visible sur la cassure de base), compatibles avec un long enfouissement en milieu latéritique — signature classique des têtes Koma exhumées des tumulus funéraires.Dimensions : H. 7 cm · L. 5 cm · P. 3 cm · Poids 0,14 kg

    Culture Koma-Bulsa - Komaland, Nord-Ghana (région de Builsa) TC95

    • Statuette féminine debout 

    Statuette féminine debout en pied, modelée d'une seule masse en terre cuite ocre. La tête, traitée en bicorne ou diadème étoilé, surmonte un visage triangulaire scandé par l'arête frontale prolongeant le nez en T — yeux globulaires en applique, narines perforées, bouche entrouverte. Le cou est ceinturé d'un collier-bague, signature récurrente du corpus Bura. Le torse, élégamment cambré, présente une poitrine fortement saillante ; les mains se rejoignent sur le ventre dans le geste votif de la fécondité. Les jambes columnaires reposent sur un socle annelé à degrés, élément caractéristique des grandes effigies funéraires Bura. L'ensemble combine les canons plastiques majeurs du site d'Asinda-Sikka (rive droite du Niger, région de Téra) fouillé par B. Gado à partir de 1983 : tête crêtée, T-facial, cou bagué, hiératisme frontal, socle annelé. La présence simultanée de ces cinq marqueurs place la pièce dans la production canonique du VIIIe – XIe siècle. La pâte rouge-orangée à dégraissant micacé et la patine grise mate de fouille corroborent cette attribution

    Période : VIIIe – XIe siècle | Matériaux : Terre cuite, engobe ocre, dépôts terreux - Dimensions : H. 43 cm · L. 13 cm · P. 7 cm · Poids : 2,5 kg

    Culture Djenné · Mali - TC100

    • Maternité à deux enfants

    Figure féminine agenouillée d'une exceptionnelle rareté iconographique. La mère, la tête légèrement renversée vers l'arrière et la bouche entrouverte dans une posture d'invocation spirituelle, tient simultanément deux nourrissons — un de chaque côté. Le sommet du crâne est orné de nodules perlés en relief. De fines scarifications incisées marquent le front et les tempes. Des anneaux cerclent les poignets et le cou. Les deux enfants sont modelés avec un soin remarquable, leurs membres finement incisés. La maternité double est un thème extrêmement rare dans la statuaire Djenné — elle évoque le culte des jumeaux et la fécondité sacrée, valeurs centrales dans les sociétés du delta intérieur du Niger.

    Période : XIIIe–XVe siècle avr. J.-C. | Technique : Terre cuite modelée à la main, incisions, pastillage - Dimensions : H. 27 cm · L. 13 cm · P. 12 cm · Poids : 1,7 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC138

    • Vase globulaire à col ouvert - Panse en forme de tête humaine

    Ce vase en terre cuite provient de l'aire culturelle Bura-Asinda Sikka, située dans la basse vallée du fleuve Niger, à la frontière entre le Niger actuel et le Burkina Faso. Découvertes dans les années 1980 sur le site éponyme d'Asinda Sikka, ces urnes funéraires  enfouies dans de vastes nécropoles. Ils incarnaient l'esprit du défunt et assuraient la médiation entre les vivants et le monde des ancêtres.

    Le traitement plastique est immédiatement reconnaissable : visage sur le vase se distincte par trois cercles symbolisant les yeux et la bouche, le nez en long est apparant. 

    Période : VIIe–Xe siècle apr. J.-C. | Technique : TLa terre, sablonneuse et chargée d'inclusions ferrugineuses, présente une teinte ocre à brun-rouge caractéristique, recouverte d'une patine de fouille (concrétions calcaires, dépôts terreux, micro-érosions) qui atteste d'un long enfouissement.
    Dimensions : H. 23 cm · L. 19 cm · P. 19 cm · Poids : 1,64 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC156

    • Tête-bouchon anthropomorphe à cimier sagittal 

    Cette tête-bouchon de petit format réunit l'ensemble des marqueurs canoniques de la production Bura-Asinda Sikka, identifiée sur le site éponyme du Niger à partir de 1983. Le sommet est dominé par un cimier sagittal en arête partant du front et descendant jusqu'à la nuque — variante rare et recherchée du répertoire Bura, généralement interprétée comme une coiffe d'apparat ou une marque de statut. Le visage en T est nettement dessiné : arête nasale longue et fine se prolongeant sans rupture depuis le cimier, orbites perforées en fente horizontale, narines percées de deux orifices traversants, bouche béante rectangulaire ouvrant sur la cavité interne (caractère funéraire d'invocation). Le fût cylindrique creux sous le visage, surmonté d'un bourrelet en gorge, correspond au col d'origine d'une urne funéraire dont la tête formait le bouchon — la pièce a été détachée et présentée comme effigie autonome. La pâte rouge-brique à inclusions sableuses, l'érosion homogène sur toutes les faces, les concrétions calcaires dans les creux et l'absence totale de traces d'outils modernes (pas de marques rotatives, pas de moulage) confirment une cuisson ancienne en meule ouverte et une longue exposition en contexte d'enfouissement. Le diagnostic écarte Nok (yeux triangulaires en amande, traits incisés profonds) et Koma-Bulsa (tête en œuf renversée, absence de cimier sagittal).

    Période : VIIIe–XIe siècle apr. J.-C. | Technique : Terre cuite à dégraissant minéral, cuisson oxydante basse température Dimensions : H. 13 cm · L. 7 cm · P. 6 cm · Poids : 0,47 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC158

    • Tête anthropomorphe 

    Cette tête en terre cuite provient de l'aire culturelle Bura-Asinda Sikka, située dans la basse vallée du fleuve Niger, à la frontière entre le Niger actuel et le Burkina Faso. Découvertes dans les années 1980 sur le site éponyme d'Asinda Sikka, ces effigies funéraires couronnaient à l'origine des urnes cinéraires cylindriques enfouies dans de vastes nécropoles. Elles incarnaient l'esprit du défunt et assuraient la médiation entre les vivants et le monde des ancêtres.

    Le traitement plastique est immédiatement reconnaissable : visage allongé en bouclier, arêtes vives au niveau du nez, yeux en grain de café ou en amande incisée, bouche réduite à une fente horizontale, scarifications rituelles soulignant les tempes ou le front. 

    Période : VIIe–Xe siècle apr. J.-C. | Technique : La terre, sablonneuse et chargée d'inclusions ferrugineuses, présente une teinte ocre à brun-rouge caractéristique, recouverte d'une patine de fouille (concrétions calcaires, dépôts terreux, micro-érosions) qui atteste d'un long enfouissement.
    Dimensions : H. 12 cm · L. 7 cm · P. 7 cm · Poids : 0,71 kg

    Culture Nok - TC159 

    • Tête anthropomorphe (fragment de statuette)

    Tête anthropomorphe en terre cuite présentant tous les marqueurs canoniques de la statuaire Nok : visage allongé en amande, nez triangulaire aux narines percées, yeux en losange à pupilles forées soulignés d’arcades sourcilières en relief, lèvres charnues légèrement entrouvertes, montée frontale haute supportant une coiffure à crêtes parallèles incisées se prolongeant en chignon arrière. 

    Pâte très granuleuse, beige-ocre à cassure rougeâtre, abondants grains de quartz visibles à l’œil. Patine d’enfouissement homogène : encroûtements minéraux, micro-piqûres d’érosion, oxydations ferrugineuses dans les fissures, polis d’usage sur les arêtes hautes. Présence de fissures de cuisson caractéristiques d’une cuisson en meule à basse température, stabilisées par le temps. Aucun indice de retouche, de moulage moderne ni d’outils métalliques industriels.

    Période : Ve siècle av. J.-C. – Ve siècle apr. J.-C. |Technique : Modelage puissant, pince entre les doigts du potier, traces nettes de modèles organiques (dolichocéphalie, parure rituelle). - Dimensions : H. 22 cm · L. 9 cm · P. 9 cm · Poids : 1,20 kg

    Culture Sokoto (Nord-Ouest Nigeria / NW Nigeria - Région Sokoto-Kebbi, vallée de la Rima - TC171

    • Tête anthropomorphe miniature 

    Petite tête anthropomorphe en terre cuite rouge-orangé, modelée à la main et façonnée pleine masse avec une canoniques de la statuaire Sokoto : arcades sourcilières lourdes en bourrelet continu, yeux en grain de café percés d’ajours horizontaux, nez large et triangulaire à narines évidées, bouche pleine légèrement saillante et menton court. Les joues sont creusées, soulignant l’ossature crânienne — trait caractéristique des têtes Sokoto par opposition aux volumes plus ronds des Nok du plateau de Jos. L’arrière du crâne porte une coiffure en bandeaux parallèles incisés formant une calotte striée — schéma de coiffe rituelle récurrent dans le corpus Sokoto. Le sommet du crâne est lisse et bombé, sans perforation traversante, ce qui exclut une réutilisation en tête-bouchon de jarre. Sous la nuque, une cassure ancienne à pâte fraîche oxydée indique que la pièce était à l’origine montée sur un corps complet ou sur un buste, selon le schéma classique des figures funéraires Sokoto-Katsina.

    Période : ≈ 500 av. J.-C. – 200 apr. J.-C. - Matériau : Terre cuite, cuisson en meule ouverte / Dimensions : H. 7 cm · L. 7 cm · P. 6 cm · Poids : 0,33 kg

    Culture Cham / Mwana (itinate) ou Longuda (kwandalowa)- TC282 - Certificat

    • Vase rituel anthropomorphe

    Vase anthropomorphe modelé à la main en terre cuite engobée brun-rouge, à pâte granuleuse chargée de chamotte et de quartz. Tête globulaire ovoïde dominante, visage sommaire creusé de cavités profondes pour les yeux et la bouche — traitement qualifié de « face-fendue » caractéristique des poteries rituelles de la vallée moyenne de la Bénoué (NE Nigeria). Le corps cylindrique forme le réceptacle ; un appendice latéral tubulaire — anse percée fonctionnant comme bras stylisé ou bec verseur secondaire — relie l'épaule à la panse. Cuisson en meule ouverte à basse température. Surface granuleuse, patine d'enfouissement et résidus d'usage rituel (libations).

    Période : Milieu XXe s. (c. 1940–1970) | Technique :Terre cuite, cuisson basse temp - Dimensions : H. 26 cm · L. 12 cm · P. 16 cm · Poids : 2,3 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC472

    • Tête anthropomorphe 

    Cette tête en terre cuite provient de l'aire culturelle Bura-Asinda Sikka, située dans la basse vallée du fleuve Niger, à la frontière entre le Niger actuel et le Burkina Faso. Découvertes dans les années 1980 sur le site éponyme d'Asinda Sikka, ces effigies funéraires couronnaient à l'origine des urnes cinéraires cylindriques enfouies dans de vastes nécropoles. Elles incarnaient l'esprit du défunt et assuraient la médiation entre les vivants et le monde des ancêtres.

    Le traitement plastique est immédiatement reconnaissable : visage allongé en bouclier, arêtes vives au niveau du nez, yeux en grain de café ou en amande incisée, bouche réduite à une fente horizontale, scarifications rituelles soulignant les tempes ou le front. 

    Période : VIIe–Xe siècle apr. J.-C. | Technique : TLa terre, sablonneuse et chargée d'inclusions ferrugineuses, présente une teinte ocre à brun-rouge caractéristique, recouverte d'une patine de fouille (concrétions calcaires, dépôts terreux, micro-érosions) qui atteste d'un long enfouissement.
    Dimensions : H. 10 cm · L. 9 cm · P. 6 cm · Poids : 0,41 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC447

    • Vase globulaire à col ouvert - Panse en forme de tête humaine

    Ce vase en terre cuite provient de l'aire culturelle Bura-Asinda Sikka, située dans la basse vallée du fleuve Niger, à la frontière entre le Niger actuel et le Burkina Faso. Découvertes dans les années 1980 sur le site éponyme d'Asinda Sikka, ces urnes funéraires  enfouies dans de vastes nécropoles. Ils incarnaient l'esprit du défunt et assuraient la médiation entre les vivants et le monde des ancêtres.

    Le traitement plastique est immédiatement reconnaissable : visage sur le vase se distincte par trois cercles symbolisant les yeux et la bouche, le nez en long est apparant. 

    Période : VIIe–Xe siècle apr. J.-C. | Technique : TLa terre, sablonneuse et chargée d'inclusions ferrugineuses, présente une teinte ocre à brun-rouge caractéristique, recouverte d'une patine de fouille (concrétions calcaires, dépôts terreux, micro-érosions) qui atteste d'un long enfouissement.
    Dimensions : H. 20 cm · L. 24 cm · P. 24 cm · Poids : 1,85 kg

    Culture Koma - Komaland - Nord du Ghana, région du Haut-Ghana oriental ·- TC380 

    • Tête anthropomorphe 

    La pièce présente toutes les caractéristiques diagnostiques de la statuaire Koma de Komalandn(plateau du Haut-Ghana oriental, district de Builsa) : volume ovoïde compact, visage en bouclier légèrement concave, yeux en amande creusés en cuvette aux paupières saillantes, narines perforées en deux orifices nets, bouche réduite à une fente horizontale ourlée d'une lèvre épaisse. L'oreille en applique et la calotte crânienne plate complètent un canon largement documenté par les fouilles de Yikpabongo (Anquandah, 1987-1998) et par les collections du musée national d'Accra et du Smithsonian.  La présence de la pièce sur le marché de Niamey en 1996 s'explique par les circuits commerciaux transsahariens qui ont, dès les années 1980-1990, redistribué les terres cuites Koma depuis Bolgatanga vers Niamey, Ouagadougou et Lomé. Fonction présumée : effigie funéraire ou votive, placée en dépôt dans un tumulus ou un autel domestique.

    Période : XIIIe – XVIIIe siècle - Technique : La pâte est sablonneuse, chargée de quartz et de micas, cuite à basse température en atmosphère oxydante (teinte ocre-brun rougeâtre). La patine présente un dépôt terreux ancien, des micro-érosions et une concrétion calcaire en revers (visible sur la cassure de base), compatibles avec un long enfouissement en milieu latéritique — signature classique des têtes Koma exhumées des tumulus funéraires.Dimensions : H. 6 cm · L. 4 cm · P. 5 cm · Poids 0,11 kg

    Culture Cham / Mwana (itinate) ou Longuda (kwandalowa)- TC396 - Certificat

    • Vase rituel à figures multiples

    Vase rituel à figures multiples modelé à la main en terre cuite, pâte rougeâtre et engobe ferrugineux brun-orangé. La pièce associe un corps cylindrique servant de base à un assemblage dense de figures anthropomorphes superposées, dont plusieurs visages stylisés aux yeux en grain de café, nez triangulaires saillants et bouches réduites. Cette typologie de vase à figures appliquées (figure-cluster vessel) est documentée dans le complexe céramique rituel de la moyenne Bénoué, où elle remplit des fonctions thérapeutiques, divinatoires ou commémoratives. Concrétions calcaires éparses et patine de fouille compatibles avec un enfouissement prolongé.

    Période :

    XIXe – début XXe siècle |Matériaux : Terre cuite, engobe ferrugineux - Dimensions : H. 35 cm · L. 25 cm · P. 15 cm · Poids : 4 kg

    Culture : Koma-Bulsa (Komaland, nord Ghana - XIVe-XVIIIe s. - TC135 - Certificat

    • Grande tête de tumulus

    Forme ovoïde massive en amande verticale, sommet pointu — typique des grandes têtes exhumées des tumuli de Yikpabongo et Tando-Fagusa. Yeux en pastilles ovales appliquées avec dépression centrale marquée (« coffee-bean eyes ») — signature absolue des grandes effigies koma. Nez large épaté, arêtes vives, narines à peine indiquées, greffé en relief sur la face. Lèvres épaisses en bandes horizontales superposées — bouche « en marches » caractéristique. Argile latéritique rouge-orangé chamottée, cuisson basse température, inclusions minérales visibles, patine d'enfouissement homogène. Érosion granuleuse et concrétions calcaires cohérentes avec plusieurs siècles d'enfouissement en sol ferrallitique du Nord-Ghana. Base tronquée irrégulière : la tête était fichée dans un corps cylindrique ou plantée directement dans le tumulus funéraire.

    Dimensions : H. 14 cm · L. 10 cm · P. 12 cm · Poids : 1,2 kg

    Culture : Djenné-Jeno (ou Civilisation du Niger Intérieur) - TC12

    • Statuette anthropomorphe agenouillée, à barbe et perforation abdominale

    Cette imposante statuette en terre cuite, caractéristique du corpus artistique de Djenné-Jeno, représente une figure masculine genouillée ou accroupie dans une posture de méditation ou de recueillement ancestral. La pièce se distingue par sa monumentalité relative (41 cm de hauteur) et son poids significatif (8,7 kg), témoignant d’une masse d’argile dense et d’une cuisson maîtrisée. Traitement du visage et coiffure Le visage présente les canons stylistiques classiques de la région du Delta Intérieur : des yeux incisés en amande, un nez large et proéminent, et une bouche fermée ou légèrement entrouverte. Une barbe stylisée, rendue par des incisions verticales parallèles, couvre le menton et la mâchoire, attribut fréquent associé aux figures d’ancêtres fondateurs ou de dignitaires masculins. La coiffure, structurée et ornée de motifs géométriques incisés, suggère un statut social élevé.

    Période : XIIIe – XVe siècle apr. J.-C.| Matériaux : Terre cuite modelée, engobée et cuite - Dimensions : H. 41 cm · L. 17 cm · P. 21 cm · Poids : 8,7 kg

    Culture Koma - Komaland, nord du Ghana  - TC494 

    • Statue anthropomorphe

    Statuette en terre cuite representant un personnage. anthropomorphe assis, en position accroupie, tete dressee vers le ciel, bouche grande ouverte (geste rituel d'invocation ou de libation). Coiffe haute pointue conique caracteristique. Une main portee a la bouche tient un objet (probable pipe ou coupe rituelle). Le torse est couvert de pastilles d'argile rapportees figurant un collier-pectoral elabore et des scarifications corporelles. Modelage entierement a la main, surface granuleuse, engobe ocre rouge a brun. Yeux et oreilles tubulaires perces.

    Période : 13e - 18e siecle | Matériaux :Depots calcaires et concretions sedimentaires sur l'ensemble de la surface confirmant un long enfouissement. Quelques eclats mineurs au piedouche (usure d'epoque) - Dimensions : H. 27 cm · L. 11 cm · P. 10 cm · Poids : 1,12 kg

    Culture Koma-Bulsa (Ghana septentrional, XIVᵉ–XVIIᵉ s.) TC384

    • Tête anthropomorphe funéraire

    Petite tête miniature en terre cuite latéritique rouge-orangé, présentant les marqueurs stylistiques caractéristiques de la culture  Koma-Bulsa (Ghana septentrional, région de Yikpabongo). Le crâne ovoïde légèrement aplati porte des yeux tubulaires en « grains de café » saillants et perforés, un nez large et épaté aux narines marquées, une bouche béante ovale aux lèvres épaisses éversées, et des oreilles cylindriques appliquées latéralement. L'arrière du crâne conserve des scarifications en chevrons. La patine d'enfouissement (concrétions blanchâtres, oxydation ferrique) confirme un long séjour en terre. Format miniature exceptionnel pour cette production funéraire.

    - Dimensions : H. 8 cm · L. 6 cm · P. 2 cm · Poids : 0,10  kg

    Culture Culture Koma-Bulsa (Ghana septentrional, région de Yikpabongo, XIVᵉ–XVIIᵉ siècle). - TC82

    • Tête anthropomorphe à bouche béante 

    Tête anthropomorphe en terre cuite latéritique rouge-orangé, présentant les marqueurs stylistiques caractéristiques de la culture Koma-Bulsa (Ghana septentrional, région de Yikpabongo). Le crâne ovoïde légèrement aplati porte des yeux tubulaires en « grains de café » saillants et perforés, un nez large et épaté aux narines marquées, une bouche béante ovale aux lèvres épaisses éversées, et des oreilles cylindriques appliquées latéralement. L'arrière du crâne conserve des scarifications en chevrons. La patine d'enfouissement (concrétions blanchâtres, oxydation ferrique) confirme un long séjour en terre. Format médian bien conservé, densité de la terre et poids confirmant une facture entière.

    Dimensions : H. 14 cm · L. 10 cm · P. 15 cm · Poids : 1,7  kg

    Culture Koma-Bulsa - Komaland, Nord-Ghana (région de Builsa) TC95

    • Tête anthropomorphe 

    Tête anthropomorphe sculptée sur un fût cylindrique légèrement conique, vestige probable d'une statue-pilier funéraire. Le visage se dégage par modelage additif : arcade sourcilière saillante prolongeant l'arête nasale en un T caractéristique, yeux en fentes percées de part en part, narines perforées, bouche entrouverte laissant voir la cavité buccale. Le menton fuyant se fond dans le cylindre du cou, sans démarcation. La pâte est une terre rouge-orangée micacée, cuite à basse température, recouverte d'un engobe et de concrétions terreuses brunes typiques d'un long séjour en milieu d'inhumation. Cette grammaire plastique — visage stylisé en T, perforations triples (yeux/nez/bouche), support cylindrique — est la signature des productions Koma-Bulsa mises au jour à partir de 1985 dans le district de Builsa (Komaland, Nord-Ghana). Ces effigies, déposées dans des tumulus funéraires, accompagnaient les défunts d'élite. La comparaison directe avec les pièces publiées par le Musée Barbier-Mueller (Genève) et le corpus du British Museum confirme l'attribution à cette culture.

    Période : XIIIe–XVe siècle apr. J.-C. | Matériaux :Terre cuite, engobe orangé, dépôts terreux - Dimensions : H. 16 cm · L. 10 cm · P. 9 cm · Poids : 1,14 kg

    Koma-Bulsa (Komaland, Nord-Ghana) - TC153

    • Tete anthropomorphe a bouche beante

    La piece presente la signature visuelle caracteristique des terres cuites Koma-Bulsa exhumees dans la region de Yikpabongo (district de Mamprusi-Ouest, Nord-Ghana) : tete globulaire en oeuf legerement renversee vers l'arriere, yeux et narines traites par perforations cylindriques traversantes, bouche beante rectangulaire suggerant le chant rituel ou l'invocation, menton degage, cou court fondu sur un buste tronque a base irreguliere. La pate granuleuse rouge-brique, le degraissant epais et les concretions calcaires diffuses confirment un enfouissement prolonge en sol lateritique. Contexte historique et fonction Les figurines de Komaland ont ete decouvertes a partir de 1985 dans des tumulus funeraires associes a des chefferies disparues entre les XIIIe et XVIIIe siecles. Elles accompagnaient les defunts comme intercesseurs et gardiens spirituels. Les tetes a bouche beante sont interpretees comme des figures d'invocation ou de chant funeraire, distinctes des cavaliers et des figures-bouclier.

    Période : XIIIe–XVIIIe siècle apr. J.-C. | Technique : Terre cuite a degraissant grossier, engobe rouge-orange
    Dimensions : H. 9 cm · L. 2 cm · P. 5 cm · Poids : 0,26 kg

    Culture de Sokoto  · Niger - TC155

    • Tête fragmentaire naturaliste

    Tête fragmentaire d'une qualité naturaliste remarquable, séparée de son corps d'origine lors de l'enfouissement. Le visage, d'un réalisme saisissant, présente une arcade sourcilière proéminente, des paupières lourdes mi-closes, un nez large aux narines bien modelées et des lèvres charnues légèrement entrouvertes. Aucun décor, aucune coiffure, la pureté formelle de cette pièce en fait toute la force. Surface ocre-orange, érodée par un long séjour en terre. Caractéristique du naturalisme Sokoto, cette tête témoigne du savoir-faire exceptionnel des modeleurs de la vallée du Niger.

    Période : Xe–XIVe siècle av. J.-C. | Technique : Terre cuite modelée à la main - Dimensions : H. 11 cm · L. 8 cm · P. 7 cm · Poids : 0,56 kg

    Culture Bura-Asinda Sikka  · Niger - TC192

    • Tête anthropomorphe 

    Cette tête en terre cuite provient de l'aire culturelle Bura-Asinda Sikka, située dans la basse vallée du fleuve Niger, à la frontière entre le Niger actuel et le Burkina Faso. Découvertes dans les années 1980 sur le site éponyme d'Asinda Sikka, ces effigies funéraires couronnaient à l'origine des urnes cinéraires cylindriques enfouies dans de vastes nécropoles. Elles incarnaient l'esprit du défunt et assuraient la médiation entre les vivants et le monde des ancêtres.

    Le traitement plastique est immédiatement reconnaissable : visage allongé en bouclier, arêtes vives au niveau du nez, yeux en grain de café ou en amande incisée, bouche réduite à une fente horizontale, scarifications rituelles soulignant les tempes ou le front. 

    Période : VIIe–Xe siècle apr. J.-C. | Technique : La terre, sablonneuse et chargée d'inclusions ferrugineuses, présente une teinte ocre à brun-rouge caractéristique, recouverte d'une patine de fouille (concrétions calcaires, dépôts terreux, micro-érosions) qui atteste d'un long enfouissement.
    Dimensions : H. 23 cm · L. 9 cm · P. 9 cm · Poids : 1,40 kg

    La galerie dispose d'une collection exceptionnelle de 250 anciennes pièces en terre cuite provenant de Bura, Djenné, Katsina, Nok, Koma, Mambila... De masques et des statuettes en bois, en bronze et en os, de plusieurs ethnies telles que : Yoruba, Dan, Suruké, Marka, Guéré, Sénoufo, Dogon, Songye., Bambara, Ashanti...  Des objets de provenant de la royautés d'Ife, Oba: colliers, bracelets, pipes, coffrets

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